Le Christianisme au patriarcat d'Antioche dans l'Antiquité tardive

Glossaire

A-C
Anachorétisme

Erémitisme. Au début du christianisme, les ermites sont appelés « anachorètes ».

Cénobitisme

Mode de vie communautaire, en retrait du monde. Dans le christianisme, la première règle est fixée par les moines Antoine et Pacôme, en Egypte, au début du IVe siècle.

Concile d'Ephèse (431)

Concile visant à surmonter la crise dite « nestorienne ». Dans la mouvance de l'école d'Antioche, l'évêque de Constantinople Nestorius entend distinguer de manière radicale les deux natures, « humaine » et « divine » du Christ. Cette position est rejetée par le pape Célestin Ier comme par Cyrille d'Alexandrie pour qui il y a union sans confusion des deux natures au sein de la même personne : Jésus-Christ. Nestorius est déposé à la suite de ce concile, mais une Eglise nestorienne, qui connaît ensuite des divisions, se perpétue dans la partie orientale de l'empire romain.

Concile de Chalcédoine (451)

Concile œcuménique qui vise à surmonter la crise dite « monophysite ». En réaction contre les tendances nestoriennes condamnées au concile d'Ephèse (431), un moine de Constantinople, Eutychès, affirme que l'union des deux natures est si intime que la part « humaine » est fondue dans la part « divine » d'où le nom de monophysite (monos-unique ; phusos-nature). Cette doctrine est condamnée par le concile de Chalcédoine, à la demande du pape Léon Ier, mais elle donne naissance à une rupture avec les Eglises copte, arménienne et jacobites.

Concile de Nicée (325)

Premier concile au sein du christianisme. Les 300 évêques, environ, qui sont réunis précisent en langue grecque les termes de la définition du dogme de la divinité de Jésus-Christ pour les chrétiens : Jésus est déclaré « Fils de Dieu », ayant même « substance-nature » (ousia) que Dieu, « engendré » et non « créé ». Arius et ses disciples refusent cette affirmation dogmatique, considérant que la filiation entre Jésus et Dieu est adoptive et non naturelle, ils convainquent Constantin de promouvoir la formule « de nature semblable » et non « de même nature ». L'arianisme se diffuse avec l'appui de plusieurs empereurs qui répriment ses opposants tels que Athanase d'Alexandrie, le pape Libère ou Hilaire de Poitiers. Basile de Césarée tente de rapprocher les positions entre un Orient davantage arianiste et un Occident plutôt nicéen : Dieu n'a qu'une ousia, mais il unit trois « personnes » (Père, Fils, Esprit). Le concile de Constantinople (381) fixe la formule de la divinité de la troisième « personne » de la Trinité : l'Esprit-Saint. L'empereur Théodose a favorisé cette réunion de conciliation et l'arianisme disparaît au cours du siècle suivant, à l'exception des marges de l'empire romain.

Consécration

Action visant à vouer une personne (dans ce cas) ou un objet au service de Dieu.

D-E
Diatessaron

Tatien effectue une harmonisation des quatre évangiles aux environs de 170. Cette concordance, dont la langue originale est le syriaque, connaît un grand succès et se répand dans tout l'Orient. Elle sera remplacée par la Peshitta. Éphrem de Nisibe en fait un commentaire.

Doctrines christologiques et trinitaires

Doctrines fixant la conception de Dieu –« Père », « Fils », « Esprit »- pour les chrétiens. Les termes en sont fixés, pour l'essentiel, lors des conciles de Nicée, Constantinople, Ephèse et Chalcédoine.

Encratisme

Mouvement de pensée qui traverse le christianisme des premiers siècles et qui consiste à mépriser la matière et le corps résultant de la création d'un « esprit mauvais ». Par conséquent, ses adeptes interdisent le mariage comme la consommation de viande et d'alcool.

Erémitisme

Mode de vie solitaire, développé dans le christianisme, visant à s'affranchir de toute tentation pour permettre une plus grande intimité avec le Dieu professé.

F-P
Martyrium

Lieu où un martyr est enseveli. Tombe.

Messalianisme

Courant de pensée apparu au IVe siècle et fondé sur la double affirmation selon laquelle « Satan » est « Fils de Dieu » et qu'il s'est révolté contre son « Père ». Ce faisant, il crée le monde matériel qui se trouve être intrinsèquement lié au mal.

Patriarcat

L'institution patriarcale est liée aux principaux centres d'évangélisation dans l'Eglise primitive, Rome, Alexandrie et Antioche. Cet ordre de préséance des sièges épiscopaux, auxquels est associé celui de Jérusalem, est confirmé par le concile de Nicée en 325. En 381, Constantinople est ajouté à l'ensemble –d'où le nom de Pentarchie- et prend le 2e rang dans l'ordre de préséance, juste derrière Rome. Le patriarche est un chef religieux ayant juridiction sur l'ensemble des fidèles de la communauté.

Pentarchie

Voir la notice « Patriarcat ».

Peshitta

Version simple ou « vulgate », en langue syriaque, du texte biblique. Il s'agit de la plus ancienne traduction syriaque de l'Ancien et du Nouveau Testaments. La constitution du texte s'est étalée entre le IIe et le IVe siècles. Elle est définitivement adoptée par l'évêque d'Edesse Rabboula (411-435).

Q-Z
Schisme

Rupture entre deux groupes, le plus souvent à la suite d'une controverse doctrinale, qui voit s'affronter deux autorités religieuses.

Sophiste

Maître de rhétorique et de philosophie dont le rôle consiste à enseigner l'art de s'exprimer en public et de prendre l'ascendant sur son interlocuteur dans les discussions ou controverses.

Stylisme

Mode de vie solitaire plus radical que l'érémitisme puisque, pour s'isoler davantage des autres hommes, l'ascète s'installe au sommet d'une colonne, tel Siméon le stylite (Ve siècle).

Translation des reliques

Déplacement d'ossements d'une personne considérée comme « sainte », ou d'objets qui sont considérés comme ayant été sanctifiés par le contact avec cette personne.

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